Laboratoire d'expertise

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Expert in art scientific analysis

BRUSSELS ART LABORATORY

DATATION ET AUTHENTIFICATION D'OBJETS D'ART (principalement archéologie et tableaux anciens) PAR LES METHODES SCIENTIFIQUES


1. Spécificités du B.A.L.

- Le Brussels Art Laboratory est : * le plus ancien laboratoire européen à
offrir tous les types d'examens
scientifiques à une clientèle privée
* le seul laboratoire européen à être
dirigé par un expert agréé par une
chambre nationale d'experts en art
* le seul laboratoire européen de
thermoluminescence s'adressant essentiellement à une clientèle privée mais disposant d'un statut public
* le premier laboratoire à avoir
pratiqué des examens métallographiques en vue d'authentifier les objets en bronze (depuis 1975)

- Le laboratoire fait bénéficier ses clients d'une expérience de 26 ans
- Le B.A.L. n'intervient dans aucune transaction commerciale
- Il jouit d'une parfaite indépendance et d'une totale objectivité dans ses jugements
- Le B.A.L. met l'accent sur la qualité du travail et non sur le volume des
tests réalisés
- Le laboratoire se caractérise par la rapidité de ses services
- La prise des échantillons est toujours effectuée par un expert en art
- Le coût des tests est indépendant de la valeur des objets
- Le Brussels Art Laboratory propose un examen alternatif au test de thermoluminescence dont la fiabilité n'est plus absolue
- Tous les objets expertisés par le B.A.L. sont soumis à un marquage breveté
- Les certificats d'expertise sont inaltérables et d'une présentation très soignée
- Le laboratoire délivre un certificat que l'objet étudié soit authentique ou faux permettant ainsi à l'acheteur d'une contrefaçon de pouvoir se retourner contre son fournisseur




2. Références

A. Généralités

La clientèle du Brussels Art Laboratory inclut des collectionneurs privés, des antiquaires, des salons d'antiquités (cf. commission de contrôle), des salles de vente publique, des musées ainsi que les douanes, tribunaux et police judiciaire belges

B. Associations

- Membre de la Chambre Belge des Experts en Oeuvres d'Art depuis
1982
- Membre de la Chambre Belge des Experts Chargés de Missions
Judiciaires et d'Arbitrages depuis 1986
- Membre à Vie de la Siam Society Under Royal Patronage depuis
1976
- Membre du Conseil d'Administration de l'Institut Belge des
Hautes Etudes Chinoises depuis 2001

C. Tribunaux

- Agréé par le Tribunal de Première Instance de Bruxelles

D. Articles de presse

- BLOCKMANS Isabelle et NOBELS, Claude, L'expert en oeuvres d'art, c'est celui qui doit le moins se tromper !, Patrimoine Exception
- TOURNIER, Marie-Pierre, Expertises : la science de l'art !, Le Vif,
11 avril 1985
- VEYRAT, Pierre, Déjouer les pièges de l'art, Mediconomie,
30 mai 1986
- Visite chinoise au Cinquantenaire, Les autorités artistiques de ce pays préparent avec nos responsables une première grande vente publique d'antiquités, La Lanterne, 31 août 1992
- GILSOUL, Guy, Un Belge contre les faussaires, Le Vif/L'Express,
25 septembre 1992
- Kunstexpert, Boven alle verdenking, Trends, 15 oktober 1992
- Inauthenticité garantie, Expert international en oeuvres
d'art, Patrick Laycock distille sa science de l'authentique aux quatre coins du monde, Tendances, 5 novembre 1992
- GILSOUL, Troisième Samedi Culturel avec Patrick Laycock : „Patrimoine : vrai ou faux ?" - Samedi 5 juin 93, Le Vif/L'Express, 14 mai 1993
- McFADDEN, Sarah, Turning the heat on forgers, The Bulletin,
February, 1, 1996
- van STEENBERGHE, Baudouin, La Datation et l'Authentification
de l'Oeuvre d'Art, Le Guide des Connaisseurs, 25 mars 1996

- COLIN, Valérie, A la lumière des ans, Le Vif/L'Express, 24 mai
1996
- NIVELLES-POSSCHIER, Viviane, Labo pour oeuvres d'art,
Notre temps, juin 1999
- POK, Marie, Méthodes de datation : la voix de la science, Arts
Antiques Auctions, février 2002

3. Techniques

A. Datation

1. Radiocarbone (C-14)

a. Principe : consiste à évaluer l'âge d'un matériau contenant
du carbone sachant que dans la biosphère tout corps vivant comporte une quantité de carbone radioactif (C-14) constante par rapport à la quantité totale de carbone stable (C-12) mais qu'aussitôt que ce corps meurt, il n'emmagasine plus de carbone et sa radioactivité diminue à cause du phénomène de la décroissance radioactive. Lorsqu'on connaît la vitesse de cette décroissance et l'activité moderne des matériaux, on peut mesurer l'activité (nombre de désintégrations de noyaux atomiques instables par seconde) de l'objet à dater et calculer son âge

b. Applications : tous objets contenant du carbone (bois, ivoire, os, textile, papier, ...)

c. Limites :
- pour tout objet antérieur à 1660 A.D., on obtient une date fiable assortie d'une certaine marge d'erreur
- pour tout objet dont la date se situe entre 1660 et 1954, on obtient plusieurs dates possibles caractérisées chacune par un facteur de probabilité différent (cf. importantes fluctuations de la teneur en C-14 de l'atmosphère durant ces 350 dernières années)
- toute date postérieure à 1954 est décelable en raison
de la modification du rapport C-14/C-12 due aux essais nucléaires

c. Remarque : la date obtenue est celle du matériau constitutif
de l'objet et non celle correspondant à sa fabrication






2. Thermoluminescence

a. Principe : consiste à mesurer l'intensité de l'émission
lumineuse qui se dégage d'un minuscule échantillon prélevé sur un objet céramique après l'avoir porté à une température de quelques 500° C. Sachant que la luminescence est proportionnelle au temps écoulé depuis la fabrication de la céramique, l'âge de cette dernière s'obtient en divisant la thermoluminescence „archéologique" par la thermoluminescence que l'objet en question est capable de produire en un an. Le phénomène de la thermoluminescence résulte de l'irradiation d'inclusions minérales par les impuretés radioactives contenues dans toute pâte céramique, de l'éjection d'électrons résultant de cet apport énergétique extérieur, de l'emprisonnement de ces électrons libérés de la force attractive du noyau dans des pièges ou déformations du réseau cristallin, puis du retour des électrons piégés dans les atomes du fait de l'apport d'énergie extérieur résultant de l'élévation de température

b. Applications : toutes céramiques ayant été cuites à une
température d'au moins 500°C ; noyaux de fonte se trouvant à l'intérieur des bronzes (ou autres alliages) coulés selon la méthode de la fonte à cire perdue

B. Authentification par l'étude de la structure des matières en présence

a. Grâce aux techniques permettant un grossissement et une meilleure résolution de la surface

1. Stéréoscopie

a. Applications : l'examen au binoculaire de l'état de surface des objets s'applique à tous les matériaux et constitue certainement l'approche la plus couramment utilisée pour mettre en évidence d'éventuelles traces d'authenticité (cf. concrétions minérales, micro-organismes végétaux, ...) et pour se faire une idée plus précise sur la structure, la nature et le vieillissement des matières, sur les outils utilisés pour les travailler et sur l'existence de possibles restaurations. Ce type d'examen précède généralement toute autre forme d'étude scientifique ou trouve son application dans les cas ou aucun autre test n'est réalisable




b. Avantages
- Couverture totale de la surface de l'objet
- Mise en évidence de l'état de conservation
- Respect de l'intégrité de l'objet
- Technique très instructive à de nombreux égards

c. Limites : présence obligatoire de traces
significatives

2. Métallographie

a. Principe : consiste à prélever un échantillon sur les
objets à authentifier, à polir le fragment métallique après l'avoir enrobé dans une pastille résineuse et à observer, à l'aide d'un microscope à objectif inversé, la structure et la composition de l'alliage ainsi que l'aspect et l'éventuelle pénétration en profondeur de la corrosion

b. Applications : objets en alliage cuivreux (cf. bronze,
laiton) ou même aurifère (cf. „tumbaga")

c. Avantages : ce type d'examen permet
* de déceler :
- la corrosion interne dans des bronzes anciens qui auraient été complètement dépatinés
- les fausses patines réalisées à base de peinture ou de produits de corrosion provenant d'objets antiques
- les patines externes ou les altérations internes résultant d'une corrosion accélérée induite par immersion dans des solutions acides
* d'identifier le mode d'assemblage des
parties coulées séparément (cf. brasure, soudure à l'étain-plomb)
* d'apporter des précisions sur le mode de
fabrication des objets métalliques (cf.
martelage)









3. Microscopie électronique

a. Principe : appareil analogue au microscope optique mais dans lequel les rayons lumineux sont remplacés par un flux incident d'électrons. Les électrons reflétés fournissent une image de la surface de l'objet ou de l'échantillon prélevé. Les nuances de gris obtenues sont fonction du poids atomique des matières en présence

b. Applications : multiples

c. Avantages :
- possibilité d'examiner une particule extrêmement ténue
- pas de problème de profondeur de champ
- grossissements très importants


b. Grâce aux techniques permettant une vision en profondeur
de la matière


1. Réflectographie

a. Principe : les rayons infrarouges, radiations de même nature que la lumière, se caractérisent par des longueurs d'onde plus grandes, pénètrent donc plus profondément dans la matière et permettent ainsi de révéler des éléments sous-jacents à la surface visible

b. Applications : dans les tableaux, mise en évidence d'un dessin dissimulé par une couche picturale

2. Radiographie

a. Principe : les rayons X sont des radiations électro-
magnétiques de faible longueur d'onde traversant plus ou moins facilement les corps matériels en fonction de la densité de ceux-ci

b. Applications : la radiographie peut s'appliquer à tous types d'objets







c. Avantages : cette technique permet de mettre en
évidence :
- les modes de fabrication et d'assemblage
- les objets se trouvant à l'intérieur d'autres objets
- la technique picturale des artistes (cf. usage du blanc de plomb)
- les fissures
- les parties reconstituées

c. Limites : la radiographie n'est pas une technique
d'authentification en soi, mais elle permet de faire la part des choses entre les zones anciennes et les zones restaurées

3. Gammagraphie

a. Principe : les rayons gamma sont des radiations émises par les corps radio-actifs. Ils sont analogues aux rayons X mais beaucoup plus pénétrants et de longueur d'onde plus petite

b. Applications : les objets très épais et/ou réalisés
dans des matériaux très denses

c. Grâce aux techniques permettant une vision des zones
inaccessibles de l'objet

1. Endoscopie

a. Principe : consiste à éclairer et éventuellement à grossir la surface d'une zone normalement inaccessible d'un objet

b. Applications : l'endoscope permet d'examiner la
paroi interne des récipients à col étroit

c. Avantage : pouvoir examiner des zones difficiles
d'accès pour un faussaire










C. Authentification par l'analyse de la composition des matières en présence

1. Spectrométries d'émission

a. Principe : consiste à exciter les atomes des éléments à identifier et à doser pour que, retournant à leur état stable, ils dégagent un rayonnement caractéristique


b. Exemple : la micro-fluorescence des rayons X utilise
comme source d'excitation un faisceau d'électrons qui excite les électrons de la matière à analyser de telle façon à ce que ces derniers, revenant à leur état stable, émettent des rayons X secondaires caractéristiques des éléments en présence. Cette technique n'est pas à proprement parler une
spectrométrie car la source n'est pas d'origine électro-magnétique

c. Limites : la micro-fluorescence des rayons X n'est pas
d'application lorsqu'il s'agit d'identifier des matières organiques ; on utilise alors la spectrométrie de masse , la
spectroscopie des UV visibles ou la spectrométrie des IR


2. Ultramicroanalyse

a. Principe : consiste à coupler à un microscope électronique à balayage un système d'analyse élémentaire basé sur la micro-fluorescence des rayons X afin de pouvoir analyser des zones bien précises d'un échantillon

b. Applications : extrêmement variées

c. Avantages : outre ceux liés à la microscopie électronique,
l'utramicroanalyse permet, entre autre :
- d'identifier les constituants minéraux de chaque strate d'une couche picturale
- d'identifier et de doser les composants d'un alliage
- d'identifier les types de corrosion
- de vérifier la nature des concrétions métalliques qui se cristallisent à la surface des objets archéologiques
- de focaliser la source d'excitation en un point précis de l'échantillon ou, au contraire, de procéder au balayage de toute la surface ou d'une zone déterminée du prélèvement
- d'étudier la manière dont les éléments se combinent les uns aux autres par l'intermédiaire du „mapping"
(image de la distribution de chaque élément au sein de l'échantillon)


4. Applications

A. Datation des objets en terre cuite :

1. Thermoluminescence

B. Authentification des objets en terre cuite :

1. Examen au binoculaire de la surface
2. Examen à l'endoscope de la surface interne
3. Analyse élémentaire des concrétions métalliques

C. Authentification des objets en métal (principalement : bronzes) :

1. Examen métallographique
2. Examen au binoculaire de la surface
3. Analyse de la patine et de la corrosion interne
4. Analyse qualitative et quantitative de l'alliage

D. Authentification des objets en pierre :

1. Examen au binoculaire de la surface
2. Analyse élémentaire des concrétions métalliques

E. Datation des objets en bois :

1. Carbone-14
2. Identification de la nature des pigments des bois polychromes par la microfluorescence-X

F. Authentification, datation et attribution des tableaux anciens :

1. Mise en évidence de la stratigraphie des sous-couches picturales par la microscopie optique
2. Mise en évidence de la stratigraphie des sous-couches picturales par la microscopie électronique
3. Identification des pigments par la microfluorescence-X
4. Identification des colorants par la chromatographie liquide à haute performance (HPLC)
5. Identification des liants par le transformé de Fourier (technique permettant de déterminer le type de molécule et donc le groupe auquel appartient le liant) et la chromatographie gazeuse liée à la spectrométrie de masse (GC-MS)
6. Etude du dessin sous-jacent par la réflectographie
7. Etude de la distribution du blanc de plomb par la radiographie
8. Repérage des surpeints par la photographie UV
9. Vérification au binoculaire du caractère authentique de la signature




5. Contact

A. Responsable

Patrick H. Laycock, Historien d'Art (Université Libre de Bruxelles)

B. Adresse

Brussels Art Laboratory
141, avenue Winston Churchill
1180 Bruxelles
Belgique

Tél. : 00-322-344.54.70
Fax : 00-322-346.14.94
GSM : 0498-73.93.84

C. Itinéraire

Plans (itinéraire par les boulevards militaires, par le Ring-sortie Drogenbos ou à partir de l'avenue Louise)

D. Horaire (ouverture au public)

Lundi et mercredi : 9h à 12h et 14h à 18h
Samedi matin : 9h à 12h